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Le guitariste nomade

Miguel Haler

 

Parution : 17 mars 2005                Format : 150 x 225 – 324 pages

Prix : 19 €                                          Contact presse : Adrienne de Sigy

 

Points forts :

Ø        Le guitariste de la messe au pèlerinage annuel des gitans aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Ø        Prix de la guitare d’or en Avignon

Ø        Ecriture cocasse même dans les situations les plus tragiques.

 

Auteur :

Agé de 53 ans, Miguel Haler est marié et père d’un enfant. Son port d’attache se trouve près de Toulon. Toute l’année, il sillonne la France pour donner des concerts dans les écoles, les centres culturels, les prisons, les hôpitaux, les maisons de retraite.

Livre :

Miguel Haler naît en 1951 dans une famille à la croisée de deux cultures : nomade par son grand père maternel d’origine gitane, sédentaire par son père, cheminot à Villeurbanne. Dans un récit bouillonnant aux accents populaires tenant à la fois de Céline et de Alphonse Boudard, mêlant en lui la poésie vagabonde des gitans et le sens du travail du monde ouvrier, il raconte comment il a décidé et réussi à ne vivre que de sa guitare. Dans un « on the road » musical à l’européenne où le cocasse côtoie souvent le tragique, l’auteur retrace ses longues années de bohême. Il nous dit comment rencontres, amitiés et amours l’ont amené à considérer à la fois la beauté et l’éphémère de l’existence, et à avoir toujours plus de compassion pour une humanité en souffrance. Véritable troubadour des temps modernes sillonnant la France et l’Europe, il consacre aujourd’hui une partie de son temps à apporter chaleur, réconfort et rêve à ceux qui souffrent le plus de la solitude. Comme certains pratiquent le yoga, lui se ressource dans ses deux heures de musique quotidienne. Il peut alors livrer son art dans les prisons, les maisons de retraite, les hôpitaux. Un livre drôle et émouvant invitant à nous ouvrir à ceux qui nous entourent.

 

Ce qu'en pense  Joseph JOFFO

auteur   " d'un sac de billes "

 

Pendant l’été 2003, dans un petit village provençal, lors d’un salon du livre improvisé, je me trouve sur une place ombragée à dédicacer mes ouvrages, lorsqu’un homme m’interpelle au stand :

« -Monsieur Joffo, je m’appelle Miguel,… Miguel Haler, je vous achète tous vos derniers romans, vous êtes un des écrivains qui m’a donné, un jour, l’envie de gribouiller des pages blanches… J’ai beaucoup de considération pour votre plume ».

Je lui dédicace mes sept volumes, puis au moment de partir, il me demande : 

« - Ecoutez, j’ai écrit ça, j’aimerais tant que vous le parcouriez. Au moins, j’aurais l’avis sincère de quelqu’un que j’admire et que je lis avec bonheur.

- D’accord, je vous promets de me pencher dessus, mais il faudra être patient, j’ai un planning très chargé.

- Ah ! Au fait Monsieur Joffo, je suis musicien, guitariste et voyageur. Dans ce bouquin, je raconte par le menu tout mon parcours. Si ma prose vous gonflait de trop, vous pourriez toujours écouter ma musique ». 

Sur ces entrefaits, il me balance avec son manuscrit deux CD, puis disparaît dans la foule.

Arrivé chez moi, intrigué par le personnage, je glisse un de ses disques dans mon appareil stéréo, je m’affale sur mon fauteuil, et bercé par la guitare, le flamenco subtile, je parcours d’un œil distrait tout d’abord la première page, puis captivé par le style et la narration de l’aventure, me voici scotché dans mon salon. Quand apparaît le mot fin, il est trois heures du matin.

Le lendemain, je décroche mon téléphone, je l’appelle sur son portable, je lui déclare :

« - Miguel, il faut absolument sortir ton histoire ! Je la trouve formidable, je vais m’employer à essayer de la faire publier. » 

Voici donc le récit, à peine épuré, de ce troubadour des temps modernes qui nous embarque dans une sorte de « On the road » à l’européenne.

Lors de l’hiver 1941, aux heures les plus sombres de l’histoire de France, pourchassé par un racisme imbécile mais impitoyable, alors que je n’avais pas dix ans, avec mon frère Maurice, j’ai raconté notre errance et le voyage forcé que nous avons dû subir pour échapper aux féroces sbires d’un abominable régime hitlérien . Pour exorciser mes angoisses, j’ai couché cette histoire sur papier en écrivant  « Un sac de billes », mon premier livre. 

Trente ans plus tard, dans une Europe en pleine construction, mais libre, Miguel croquant sa jeunesse à pleine dents, nous emporte dans un périple audacieux, qu’il a lui, librement choisi d’entreprendre. « Le guitariste nomade », son premier livre, est la description d’une errance, d’une quête, d’un art de vivre avec une guitare, pour elle et par elle, comme le font certains gitans. Mais en plus c’est aussi l’histoire de jolies amitiés, de belles rencontres amoureuses, de déceptions fabuleuses, de joies intenses, de tristesses profondes. En deux mots se sont les péripéties vagabondes d’un homme pas très ordinaire qui croit à son destin. 

Le style y est personnel, vivace. Il donne du piment et du nerf à l’ouvrage. S’il peut parfois choquer par de bons mots d’argot bien distillés, il colle au récit, lui apporte du tonus, nous fait pénétrer en profondeur dans l’action. 

Ce livre est aussi un exemple de narration orale, qui tranche, non sans bonheur, avec une certaine littérature stéréotypée, fabriquée de toutes pièces. Un certain Voltaire a dit : « La seule excuse d’un livre est d’être vrai  !… » Celui-ci n’a donc pas besoin d’excuse, il est comme Miguel ! Authentique à cent pour cent.

 

Joseph Joffo